Réussir son burn-out

(Français plus bas)

The importance of coming to terms with one’s story when it comes to burnout is evidenced in different ways, but it is a theme that continues to come back.

The book “Réussir son burn-out” was brought to my attention by a coach based in Paris, who wondered whether I might like to join the launch event (that you too can watch) as it was so linked to Madame Papillon’s core interests; women and burnout.

The discussion by the authors and others involved in the creation of the book piqued my interest and I started to read. There were various elements of the book that I found very powerful and important in this publication, so what better place to share these reflections than on the Madame Papillon blog?

The detail in the stories – reading the testimonies of each of the women really gives an insight into the characters, and opens the reader up to the thoughts and motivations of the women who are heading towards burnout. It is impossible not to feel empathy with the women, and understand their doubts and insecurities when they find themselves no longer able to keep up with the jobs they have always been so passionate about.

The diversity of the women is an interesting point too. They are all women, yes, but of different ages and different professions, and suffering different burnouts.

I found the structure of the book itself helpful – as well as the stories, the second part takes the reader through the process that the women went through. The details of the way the group discussions were organised, the views of the women at various points throughout the weeks of meeting and the decision to continue their collaboration by writing the book was very illuminating about how these separate women, each with their own unique story, came to see one another as sisters in their struggles, and part of the same community.

Some of the points that the Madame Papillon team have reflected on were also brought into the picture in the second half – the offer for the group discussions was made to men too, but the eight who started the group were all women. Is this fact enlightening concerning the predominance of burnout among women? or the tendency among women to be more comfortable talking about painful experiences? or the fact that most of the professions were also traditionally very female (nursing, educators, a costume maker…)?

It reminded me of the original power that Madame Papillon was formed to harness – the deep importance of stories and finding ways of sharing these stories, getting them out, reflecting on their meaning. At the end of the group sessions, the proposal to write their stories in a structured way is met with great enthusiasm.

The reflection on the craziness of a group of women exhausted due to work stress creating extra work for themselves stuck me as insightful – the drive to share experience being stronger than fear of repeating earlier experiences but also the great difference between besoin and envie – need and want when it comes to work.

Lastly the process of going from support group to book to association was discussed and the struggle with legitimacy, before settling on the term ‘patient expert’ to describe the qualifications held by the founding members of the association. This resonated as it too has formed part of the discussions within the Madame Papillon team.

Overall, I found the stories powerful, the description of the group’s journey insightful and the development of the association interesting. This book is going to be a central part of the Madame Papillon library – if you’d like to read it (in French) just let us know!

Réussir son burn-out

(English above)

L’importance d’accepter son histoire en matière d’épuisement professionnel se manifeste de différentes manières, mais c’est un thème qui revient constamment.

Le livre “Réussir son burn-out” a été porté à mon attention par une coach basée à Paris, qui s’est demandée si j’aimerais participer à l’événement de lancement (que vous pouvez aussi regarder) car il était tellement lié aux intérêts fondamentaux de Madame Papillon ; les femmes et l’épuisement professionnel.

La discussion entre les auteurs et les autres personnes impliquées dans la création du livre a piqué mon intérêt et j’ai commencé à lire. Il y avait divers éléments du livre que j’ai trouvé très puissants et importants dans cette publication, alors quel meilleur endroit pour partager ces réflexions que sur le blog de Madame Papillon ?

Le détail dans les histoires – la lecture des témoignages de chacune des femmes donne vraiment un aperçu des personnages et ouvre le lecteur aux pensées et aux motivations des femmes qui se dirigent vers l’épuisement professionnel . Il est impossible de ne pas ressentir d’empathie pour les femmes et de comprendre leurs doutes et leurs insécurités lorsqu’elles ne sont plus en mesure d’exercer les métiers qui les passionnent depuis toujours.

La diversité des femmes est également un point intéressant. Ce sont toutes des femmes, oui, mais d’âges et de professions différents, et souffrant de burnouts différents.

J’ai trouvé la structure du livre elle-même utile – ainsi que les histoires, la deuxième partie emmène le lecteur à travers le processus par lequel les femmes sont passées. Les détails de la façon dont les discussions de groupe ont été organisées, les points de vue des femmes à différents moments tout au long des semaines de réunion et la décision de poursuivre leur collaboration en écrivant le livre ont été très éclairants sur la façon dont ces femmes se séparent, chacune avec sa propre histoire unique , en sont venues à se voir comme des sœurs dans leurs luttes et comme faisant partie de la même communauté.

Certains des points sur lesquels l’équipe de Madame Papillon a réfléchi ont également été mis en lumière dans la seconde moitié – l’offre pour les discussions de groupe a également été faite aux hommes, mais les huit qui ont commencé le groupe étaient toutes des femmes. Ce fait est-il éclairant sur la prédominance du burnout chez les femmes ? ou la tendance des femmes à être plus à l’aise pour parler d’expériences douloureuses ? ou le fait que la plupart des professions étaient aussi traditionnellement très féminines (infirmière, éducatrice, costumière…) ?

Cela m’a rappelé le pouvoir originel que Madame Papillon a été formée pour exploiter – l’importance profonde des histoires et de trouver des moyens de partager ces histoires, de les faire sortir, de réfléchir à leur signification. A l’issue des séances de groupe, la proposition d’écrire leurs histoires de manière structurée est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme.

La réflexion sur la folie d’un groupe de femmes épuisées à cause du stress au travail créant du travail supplémentaire pour elles-mêmes m’a semblé perspicace – la volonté de partager l’expérience étant plus forte que la peur de répéter des expériences antérieures mais aussi la grande différence entre besoin et envie quand il s’agit de travailler.

Enfin, le processus de passage du groupe de soutien au livre à l’association a été abordé et la lutte avec la légitimité, avant de s’arrêter sur le terme « Patiente experte » pour décrire les qualifications détenues par les membres fondatrices de l’association. Cela a résonné car il a également fait partie des discussions au sein de l’équipe de Madame Papillon.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé les histoires puissantes, la description du parcours du groupe perspicace et le développement de l’association intéressant. Ce livre va être un élément central de la bibliothèque Madame Papillon – si vous souhaitez le lire, faites-le nous savoir !

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